Partager l'article ! Bonté humaine 1/2: Cette fois-ci, petite his ...
Cette fois-ci, petite histoire en deux parties, je mettrai la suivante bientôt.
Tiens, j'ai déjà posé la question à quelques personnes, par rapport au fait de parvenir à trouver une "bonne" chose qui puisse être définitive, et jusqu'à présent, personne n'a été capable de me donner d'exemple.
Ne pas en trouver, ne veut cependant pas dire qu'il n'y en ait pas.
Alors à vous, qui lisez ce blog, je pose la question: avez-vous un exemple de "bonne" chose (quelque chose de positif, donc, quel qu'elle soit),qui puisse être définitive?
en réponse a ton psot je dirai: un enfant
c'est définitif dans le sens où l'on crée une vie. meme si elle peut etre écourtée, 'cest un don de soi pur et simple.
Une plante verte ? C'est franchement pas négatif une plante verte ! Et puis en comptant sa déscendance, elle est potentiellement "définitve". :-D
Sinon... je dirais une pelle.
C'est positif quand on s'en sert pour taper sur un con... et puis ça peut être franchement définitif !
Merci pour ton existence, même si tu es pas définitif et pas toujours très positif... je t'aime bien ! :-P
L'Art, mon brave. L'Art sans quoi il n'y aurait point d'espoir.
(Une deuxième chanson pour la route!)
Ah ah ah, simple, la vie... avec ou sans êtres humains pour en être conscient, la vie est définitive et est simplement parfaite et bien !!
Obtenir un diplome c'est quelque chose de définitif, une fois qu'il est validé personne ne pourras te le reprendre. Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah, souvenir du jour ou j'ai eu mon bac
La mort... Ce n'est pas obligé que ce soit la mort de qqun qu'on aime... Ca peut être qqun qu'on aime pas, voir qu'on déteste, et ça, c'est une bonne chose bien définive !
Bonjour!
*mode groupie on*
Whaaa c'est génial ce que tu fais, j'adore ton blog, c'est la première fois que je met un commentaire donc j'en profite pour te dire que j'adooooore ce que tu fais!
*mode groupie off*
Bon soyons sérieux deux secondes que je mette au clair mes idées:
-j'approuve ce que vous dites à propos des gens travaillant dans l'humanitaire: sur tout ceux qui y vont, certains le font pour améliorer leur image; d'autres le font pour se sentir mieux: c'est pas forcément dans l'esprit de meilleur karma etc, mais aider quelqu'un fait du bien car on sait que quelqu'un vous à "admirer" (le mot est un peu fort, mais j'en trouve pas d'autre); enfin quelques uns le font vraiment dans l'optique de l'autre, par pur désintérêt.
-personnellement, je pense qu'aucune bonne chose ne peut durer, et c'est pour cela quelles sont bonnes.
Je m'explique: la notion de bien est la plupart du temps subjective; par exemple dans les précédents commentaires, quelqu'un considére la mort comme un bien si c'est celle d'un méchant homme: peut être pour vous, mais il y aure forcèment un proche de cette homme qui pensera cette mort comme un mal.
Autres exemples dans un autre commentaire: quelqu'un considére un enfant comme une bonne chose durable: c'est parce que vous n'avez pas eu trop de problème avec et que vous entendez bien avec vos enfants et vous avez de la chance pour ça. Mais certaines familles sont mal foutu où les relations parents/enfants sont vraiment horrible (et heureusement, ça n'est pas mon cas).
Donc la notion de bien et très subjective, et tout ce qui se rapporte à soi se voit changer sur la durée: quelque chose qui dure longtemps, on finit souvent par s'en lasser, donc par ne plus aimer, d'où le fait que peu de bonnes choses durent.
-Bon mais comme j'aime bien me contredire, je vais quand même balancer deux bonnes choses qui durent:
Un souvenir heureux: c'est très con, mais un souvenir d'un bon moment sera toujours quelque chose de bien dans notre tête.
Une relation forte: c'est très rare, je le pense et le penserai toujours, mais des fois on rencontre une personne avec qui vous vous sentirez bien. Même s'il arrive que l'on se dispute avec elle, cela ne durera pas cela ne sera que passager. Ca peut arriver dans un mariage, mais ca peut être aussi un meilleur ami. Bon, je n'ai que 21 ans, je n'ai pas une grande expérience de la vie, mais quand je vois mes parents, je pense que c'est une relation rare, qui durera toujours, même s'il arrive de se disputer; et quand je vois les 2 personnes que je considère comme mes meilleurs amis, j'espère que ce sera une relation forte. C'est franchement niais comme vision de la chose, mais j'aime bien être niais.
Voilà, voilà, j'arrête de parler, j'en fais toujours trop.
Bonne journée!
PS: très cher Eliascarpe, vous préférez le vouvoiement ou le tutoiement? Je me demande toujours comment parler dans les commentaires, et j'ai toujours trouvez le tutoiement d'une personne que l'on ne connait pas vraiment, comme un manque de respect.
rore: Bah, comme tu le dis "avoir un enfant" n'a rien de définitif, il peut partir à tout moment. Si je comprends bien, ce serait alors "le fait d'avoir eu un enfant" qui est définitif. Une fois fait, tu l'as eu, même s'il s'en va prématurément. Mais dans ce cas, c'est un peu tiré par les cheveux, parce que tu peux reporter ce schéma sur tout et n'importe quoi. "Je me suis fait couper les cheveux" (haha), c'est définitif, même s'ils repoussent, le fait de m'être fait fait couper les cheveux ne pourra pas être changé. Parce que forcément on ne change pas le passé.
Monkey Monk: Grand fou, va ! ^^
Flabbergasted: Euh, en quoi l'Art serait définitif? Il peut être détruit à tout moment.
Max: "Obtenir un diplôme" Hahaha, oui, certes, même si comme moi, on ne fait rien de ses diplômes. Pour le moment, c'est ton exemple qui me convainc le plus.
LaLib: "La mort de quelqu'un que tu n'aimes pas". Se réjouir de la mort d'une personne, même si on la déteste, c'est positif, ça?
Ted: J'avoue que faire une quelconque action altruiste comme bosser dans l'humanitaire "par pur désintérêt"...je n'y crois pas. Au risque de passer pour un méchant salaud, même une personne se sacrifiant pour sa famille ou au nom d'une cause qu'il juge juste, a au moins la satisfaction de faire ce qui doit être fait, et qui soit en adéquation avec son système de valeurs. Il n'y a donc pas de complète gratuité. J'ai cependant bien conscience d'être coincé dans une logique de pensée.
Quand tu parles d'un souvenir, là encore, je ne pense pas que ce soit définitif. Ton jugement s'aiguise avec le temps, et un regard neuf face à une action passée ou un souvenir heureux peut permettre d'y voir les failles non perçues quelques temps plus tôt. Et c'est pareil pour la vision que tu as d'une personne, que ce soit dans le cadre d'un couple, ou d'une amitié, si forte que soit la relation.
Et alors pour le vouvoiement/tutoiement, je m'en fiche. Je suis sensible à la notion de respect et de politesse. On peut très bien être poli comme toi, en tutoyant, comme on peut faire preuve d'une grande impolitesse en vouvoyant, et en utilisant des formules de politesse à tout va.
Alors, je suis peut-être un petit peu naïf -ou complètement à côté de la plaque, j'avoue ne pas avoir pris le temps de lire les autres commentaires-, mais je serai tenté de dire que rien n'est vraiment définitif. Les actions bénéfiques ne le sont pas, mais les négatives non plus.
Dans la BD, l'exemple de la perte d'un proche est cité comme un évènement négatif et définitif, puisque la personne ne revient jamais à la vie (logique). Mais, m'est avis que ce n'est pas vraiment définitif, dans le sens où les personnes qui regrettent le défunt finiront vraissemblablement par faire leur deuil et l'oublier (ou, tout du moins, passer à autre chose). Ainsi, l'effet négatif de la perte s'estompe avec le temps. Et quand bien même ce ne serait pas le cas, ces mêmes personnes qui regrettent le défunt finiront elles aussi par trépasser. Donc, au bout d'un moment, plus personne ne souffre de cet évènement initialement négatif, donc il n'est pas définitif.
Humfr, après m'être relu, je me rends compte que ça donne une dimension encore plus lugubre et fataliste au problème, mais j'espère que ça nourrit quand même la refléxion de quelques personnes.
Personnellement je crois qu'on voit les choses positives comme brèves et les choses négatives comme définitives parce que d'un point de vue d'humain, on a toujours eu une notion de fin, on n'arrive pas à conceptualiser ce qui a après la fin (je mets ici de côté toutes notions religieuses) donc, on a forcément une notion de mauvais. Mais la vie, ce n'est pas une ligne droite avec un début, un milieu, une fin, c'est un cycle, a mort d'un être aimé est chose "mauvaise" pour nous mais elle est "bonne" pour qu'une nouveau cycle commence.
Donc par expansion, je dirai que toute chose, mauvaise ou bonne dans l'instant, est dans l'absolu bonne ET mauvaise.
Un peu de philosophie de bar, ça ne fait pas de mal, une fois.
Pour une personne, quelque chose est définitif si quand cette personne meurt, cette chose existe toujours.Une sorte de "reférence temporelle propre à chacun" on va dire.
Donc la vie est une bonne chose définitive! C'est cool d'être en vie! Et ne fois qu'on est né, c'est pour la vie! Et Et quand la vie s'arrête, c'est à ce moment précis que cette "référence temporelle personnelle" se termine. Et cela, E-XA-CTE-MENT au même moment. c'est donc définitif.
C'est fou la vie, j'ai envie de dire.
Mmmmh je voulais plutôt dire l'Art en tant que concept... enfin bon tu vas me dire, c'est pas vraiment altruiste non plus, mais c'est bien, non?
Tu t'attaques pas au sujet le plus simple!
Je te recommande chaudement la lecture de Métaphysique des Moeurs de Kant qui répond totalement à tes remarques. C'est assez difficile à lire, donc si tu as l'occasion de trouver un commentaire de texte, n'hésite pas. Sinon, tes cours de terminale si tu as la chance de les avoir gardés XD
Sur le même sujet, Par Delà le Bien et le Mal de Nietzsche qui est tout bonnement exceptionnel.
Pour répondre à ta remarque sur un bien définitif, un bien peut être définitif: Terminer un livre, réussir quelque chose qui nous tient à coeur... Ou même plus simplement, aller boire un verre avec ses potes, c'est un bien définitif: L'action est achevée, et même si ses conséquences sur le cours des choses peuvent être altérées (le verre va devenir une cuite, le livre était pourri), ça reste toujours quelque chose dont l'action est finie, terminée dans le temps, et que quoiqu'il arrive, on ne pourra pas modifier l'action même mais ses conséquences.
Ce sont néanmoins un bien, par ce que ça correspond à ce que Nietzsche a appelé l'expression de notre volonté de puissance. Pour faire simple, c'est le déploiement des forces vitales, le fait de commettre une action, n'importe laquelle (qu'il s'agisse d'un meurtre ou d'un geste altruiste), ça correspond au déploiement de ta vitalité. La notion de bien et de mal ne sont ici pas séparées. On peut faire le bien (du point de vue de son individualité) tout en faisant le mal (du point de vue moral).
Tu noteras que j'ai délibérément laissé l'altruisme de côté. Kant s'est intéressé à la question. Il constate que dans la société, les actions bonnes en soi sont souvent prises dans un filet d'intérêts contraires: Une assistante sociale est payée pour son travail (et c'est normal). Même quand tu pars faire quelque chose de désintéressé, c'est souvent pour chercher une satisfaction morale, c'est ce que Kant appelle avoir une heureuse nature. C'est à dire que faire le bien, c'est te faire du bien. En ce sens, Kant te donne raison.
L'Amour est positif, bénéfique et définitif. Même si l'Amour pour une personne ou une chose ne dure pas, tu aimes toujours quelque chose ou quelqu'un.Même dans les moments les plus sombres, tu vas aimer un rayon de soleil qui te réchauffe ou même un sandwich, ça ne va pas durer mais ça va se reproduire et le souvenir du bien-être restera un petit moment dans ta mémoire.
L'Amour est vaste et dure toujours.
Moi, j'aime ce que tu fais, j'aime lire tes histoires et j'aime encore plus tes dessins.
C'est par ce qu'ils n'OSENT pas. Ils sont plusieurs....
Hmm je suis assez d'accord avec le commentaire de Felix, pour moi une action est définitive une fois qu'elle s'est achevée, son effet en revanche peut varier en fonction à la fois du ressenti de chacun, de ses croyances, de ses envies et aussi du temps qui passe, qui fait qu'on peut effectivement revoir l'action passée et en reconsidérer les effets.
Ceci dit, une réflexion en parallèle sur l'altruisme : pourquoi le fait que qqch n'est pas gratuit devrait lui enlever de la valeur ? Le fait de travailler dans le social n'implique pas, à mon avis, sa gratuité. Et j'irai même jusqu'à ajouter que, tant mieux, parce que ça pervertirait tout. Je crois en revanche au don et au contre-don : je donne et je reçois en échange. C'est ce qui fait que, quand je travaille (je bosse pour Emmaüs), je n'ai pas l'impression de faire la charité, par pure bonne conscience, envers ces personnes. J'ai l'impression d'essayer dans la mesure du possible de faire avancer la société dans le sens que je souhaite lui voir prendre, ce qui n'est évidemment pas totalement altruiste, mais une sorte de manipulation sociale, si on veut pousser le raisonnement jusqu'au bout. Je tente de me comporter envers ces personnes comme j'aimerais qu'on se comporte envers moi si j'étais dans leur situation, encore un sentiment pas totalement altruiste puisqu'il ramène à moi (un peu comme quand je fais un don de sang : je me dis que je donne tant que je peux donner, et qu'un jour peut-être je serai contente de l'avoir fait parce que ce sera à mon tour de recevoir). Mais mes actions sont coordonnées 1) par le cadre des lois, qui fait que je ne suis pas toute-puissante pour décider ce que Me, Myself and I, considère comme le mieux pour les autres, cela me contraint mais me protège aussi et 2) par le fait que justement pour cela, je suis rémunérée par la société. Cela garantit que les personnes aidées ne sont pas en dette vis à vis de moi personnellement et c'est cette raison, à mon sens, qui fait que le travail social ne doit pas être fait par charité. Cela nous rendrait "supérieurs moralement" aux personnes auprès de qui nous travaillons, et là je ne vois pas du tout en quoi c'est bénéfique ! (attention, je ne suis pas en train de dire qu'il ne faut pas de bénévoles ! je dis juste qu'il faut être conscient de ce qui se joue quand on intervient auprès des autres, et ne pas faire d'angélisme en croyant qu'on donne sans arrière-pensée).
Donc, pour en revenir à nos moutons, je ne suis pas sûre que ce que je fais ou vis soit bon définitivement, mais est-ce au final si important ? Le temps passe, il y aura d'autres sources de plaisirs et de déplaisirs...
La seule chose positive que je vais traîner toute ma vie, c'est mon rhésus sanguin.
La mort d'un être cher n'est pas "négative" en soi. C'est inévitable, et ça n'est "négatif" que dans la perception égoïste qu'on en a !
"Ca me fait souffrir de perdre celui que j'aime, alors c'est mal."
Ensuite, beaucoup d'actions sont désinteressées, altruistes. Pas toutes peut-être, mais en quoi s'aider soi-même ne serait pas positif ? Comment pourrait-on aider les autres, aider le monde, en étant soi-même en détresse ? :P
Peut-on citer une action qui soit totalement négative, volontairement, consciemment et gratuitement, sans raisons sous-jacentes, sans que ce soit par pure bêtise, en bref, y-a t'il des gens qui font "le mal pour le mal" ? Juste pour rendre le monde plus pourri ?
BAH enfin... faut pas tout mélanger: si on parle de "définitif" comme "définitif", alors c'est vrai que seule la mort parait "définitive" (ce qui n'est pas vrai non plus, car c'est un changement d'état et non pas une situation qui dure: on ne reste pas mort, on meurt une fois et puis après, on n'est plus vivant mais on est mort, mh ? Une pierre est une pierre, si on l'écrase, elle se transforme en poussieres, elle change d'état).
Dans la vie, tout est relatif, rien n'est définitif!
Hahaha, je vois que chacun y va de sa petite philo de comptoir^^ Attention , ce n'est pas une critique, c'était un peu le but, j'ai d'ailleurs fait pareil avec ces planches. Je représente le plus souvent les personnages un verre à la main,quand l'un ou l'autre part dans ce genre d'élucubration, ce n'est pas pour rien.
Surtur: Je pensais plutôt à l'échelle d'une vie humaine, mais certes, vu que chacun mourra à son tour, l'aspect négatif de l'évènement, ne sera lui, pas définitif.
Defourny: Ben là, pareil que pour Sutur: tu sors du contexte de la vie de la personne. Dans le cas d'un particulier, il s'en fiche bien que "c'est la vie, on doit tous mourir pour laisser la place aux générations suivantes". Pour lui, c'est négatif et définitif, il a perdu un proche, point. Si on voit tout en macrocosme, certes, rien n'est vraiment grave.
Glem: C'est drôle ça, le "tant que je suis là, je suis en vie, c'est définitif" ^^ J'aime bien l'idée, tu as raison, c'est trop bien foutu,héhé.
Flabbergasted: Je vais être chiant, mais même en tant que concept, je ne vois pas le côté définitif. S'il y a extinction de la vie humaine, le concept disparaît avec ses créateurs.
Félix: Non, ce n'est pas un sujet simple, mais comme je le disais plus haut, ce n'est qu'une discussion de comptoir, pour le plaisir, pas pour se prendre au sérieux.
J'ai lu un peu de philo aussi, mais c'est un travail difficile, et j'ai toujours ce faisant, un peu l'impression de marcher sur un escalier en mousse. J'ai des amis bien plus calés et cultivés que moi dans le domaine. Cela ne m'empêche pas de trouver ça intéressant, et j'ai quelques bouquins qui attendent patiemment dans ma bibliothèque, un jour propice où mes neurones seront plus éveillées qu'en ce moment. Mais j'ai beaucoup de livres et de films que je voudrais voir, et un temps et une énergie limitée, malheureusement.
Par rapport à ce que tu dis sur le "bien définitif" (boire un verre entre potes, lire un livre), comme je disais à Rore, dans le premier commentaire, oui, forcément, on ne peux revenir dans le temps (en tout cas, pas sans Delorean). Je suppose donc qu'on peut dire que les choses sont "celées", qu'elles soient d'aspect positif ou négatif.
Alice: Tu vas me trouver négatif, mais je pense qu'on peut arriver à un stade personnel extrême où plus rien ne fait plaisir, pas même un rayon de soleil ou un sandwich, comme tu dis, et qui conduit certaines personnes à des actions extrêmes elles aussi...et définitives.
Et puis rien avoir: rha, tu es allée en Chine! Moi aussi je veux aller en Chine ! ^^
bebette: oui,oui, j'avais fait un faute d'orthographe... c'est corrigé.
Orlith: Ah mais je ne dis pas que la non-gratuité réelle d'une action altruiste lui enlève de sa valeur. Je pense seulement qu'il est bien d'être conscient de cette "non-gratuité", pour éviter justement l'angélisme dont tu parles, et la sensation de supériorité morale sur les autres. C'est plus dans un soucis de recherche d'humilité qu'autre chose. Je ne fustige certainement pas les personnes travaillant dans le social, les conséquences de leurs actions n'en sont pas moins positives. Ce qui me gêne, c'est quand une personne me sert un discours un peu simpliste en me disant "je suis assistante sociale, et je me préoccupe du malheur des autres, parce que je suis trop bonne". Cela n'enlève rien au fait que ses actions soient bonnes et constructives, je trouve cependant cela un peu dommage de grimper un escalier très haut, pour se casser la figure à la dernière marche. C'est comme un milliardaire qui lègue une grosse partie de sa fortune, voire la totalité à des oeuvres caritatives, puis qui passe sur tous les plateaux TV, et dans tous les journaux, pour expliquer à quel point c'est bien, ce qu'il a fait. Dans une recherche d'humilité et de développement personnel, c'est de nouveau, un peu se casser la figure à la dernière marche. Et à chaque fois, je me dis "rha, merde, c'est dommage, tu avais presque fait un sans fautes".
Rincewind: Ah ben j'ai mis une seconde pour comprendre ta vanne, je suis pas bien réveillé:)
N'Ours: S'aider soi-même est positif, oui, bien sûr. Ce n'est par contre pas forcément définitif, et encore moins altruiste, hé! A savoir s'il y a des gens qui font "le mal pour le mal", je ne sais pas, mais c'est encore un autre sujet. On a tendance à entendre le mot "mal" comme une chose forcément négative, comme "ce n'est pas le choix à faire, si tu es un peu malin". Je me demande s'il n'y a pas plusieurs formes de "mal", dont une qui ne serait pas "mauvaise". Mais encore une fois, c'est un autre sujet.
tching: comme dit plus haut, tu sors du contexte de la vie d'une personne.
Merci pour vos messages, et si je ne suis pas d'accord avec vous, et que je vous contredis, cela ne veux bien sûr pas dire que j'ai raison. On boit un verre, on papote, c'est sympa, quoi.
L'espoir. De tout temps, même dans les pires moments de l'Histoire, dans chaque peuple, il y a eu au moins un homme/femme à espérer "autre chose", à ne pas se laisser abattre par la fatalité ou l'oppression.
Certes, ce n'est pas applicable pour une seule vie humaine mais cela reste une "bonne chose définitive".
Voilà, à l'instar de Pnume, pensons au mythe de la boîte de Pandore : une fois tous les fléaux échappés pour se répandre dans le monde, il reste l'Espoir. Aussi tenace que les horreurs qui l'ont précédé.
Sinon, pour faire moins mystique et plus terre-à-terre de la vie quotidienne, on pourrait citer tout ce qu'on a l'occasion d'apprendre, dès tout petit. Une fois qu'on sait lire, ben... on sait lire. C'est pas une bonne chose qui dure, ça ? Et le vélo, c'est pas positif et durable, ça ? Et les tables de multiplications ? (le dernier exemple n'est peut-être pas le meilleur... 9x6, hein, 9x6 ?)
Un apprentissage de fond, une découverte qui ravit, ça dure.
De beaux yeaux.
Un positif définitif.
Autre renversement de proposition : Les mauvaises choses ne sont pas plus définitives que ça.
En bouddhisme certains proverbes enseignent qu'un problème sans solution n'est plus vraiment un problème. En gros, que ça sert à rien de se tracasser pour rien.
La mort d'un proche en est un exemple. C'est définitf, ce n'est la faute de personne. On peut fixer des souvenirs sur papier, et évoquer des souvenirs à plusieurs. Pour le reste il faut accepter la perte, le corrollaire du proverbe c'est qu'il faut accepter le sentiment de perte et le laisser s'écouler, pour laisser la place à un nouvel amour, futur.
On a eu un ami, on pourra avoir des amitiés. On a eu une mère, on pourra avoir des rapports maternels et altruistes.
Et c'est aussi parce que la mort est prévisible (nous sommes de passage), qu'il faut chérir les instants présents, et la présences de nos proches.
Ce qui perdure c'est l'amour. L'amour universel. Au sens où même si les manifestations passent, le concept (ou l'amour tout court) préexiste. Il nous survit, aussi.
C'est drôle, car je pense l'inverse du personnage : je crois au bien, mais pas au mal.
Je pense qu'un bien nous englobe, car les lois qui organisent le monde nous invite à être bienveillant (sinon tout le monde y perd).
Je ne crois pas au mal, car je pense qu'il est simplement une parti de chaque homme. Je n'en fais pas un diable multinational qui fait des traffics d'influence.
Je trouve que le bien "est simple", au sens où plus la pensée s'élève plus une forme de simplicité, et d'union des contraires, apparaît.
Sinon oui, le mal est plus facile à faire, au terre à terre. Il est plus facile de tuer que de guérir.
Ah! et c'est un truc de cynique : "Le cynique connaît le prix de tout, et la valeur de rien" (Oscar Wilde).
En gros, être cynique ça flatte l'intelligence, mais finalement ça applatit tout, les bonnes choses avec les mauvaises.
A la fin, on se sent comme une grosse marmite d'amertume. Et plus rien ne fait sens.
L'intuition c'est bon aussi. C'est comme pour une prière, elle met à nu, elle demande un dénuement, une sincérité. Et elle fait une meilleur lumière sur les choses.
C'est comme une étoile : en tendant vers un repère, on n'a beaucoup moins peur de se perdre ou de tomber dans la confusion car on sait comment en sortir.
Et c'est comme les étoiles, le jour on ne les voit pas dans le ciel, et pourtant elles sont là.
"L'altruisme n'est qu'une forme perfectionnée d'égoïsme" : J'approuve.
Tout le commerce, et les meilleurs rapports amicaux, sont basés sur un rapport "gagnant, gagnant".
Il n'y a pas à se dire qui retire le plus de la relation, l'ami, l'assistante sociale, etc... car tout le monde y gagne.
L'altruisme c'est ça : on fait la chose sans attendre de contrepartie, même si on sait qu'il y a aura forcément un petit quelque chose en retour, même si ça n'est jamais ce qu'on attend et sous la forme qu'on l'attend.
En amour, on sait ce qu'on donne, mais ce qu'on reçoit en retour ne dépend plus de nous. Et ce qu'on reçoit on doit le chérir quand même.
Et les gens qui "savent pas dire non", au moins ils donnent et sont sûr d'avoir fait quelque chose de bien (même si c'est pas forcément le plus efficace).
C'est comme un arbuste : il faut qu'il ait pousser avant de le tailler, de l'élaguer. Ici c'est pareil, pour critiquer, il faut d'abord que quelque chose ait été fait.
[1ère partie du message, qui a été supprimé car j'ai fait trop long]
Citer une "bonne" chose qui puisse être définitive?
J'ai du mal à en citer, et pourtant j'ai plusieurs cordes en mysticisme.
D'intuition, ça veut souvent dire que quelque chose cloche avec la question elle-même.
C'est pourquoi mon envie de réponse, c'est de renverser la question par l'affirmation "Ce n'est pas parce que quelque chose a une fin, qu'elle ne vallait pas la peine d'être vécue".
Une rencontre, un amour, un moment de plaisir, sont passagers, mais vallait le coup. Ces moments de plaisirs nous construisent, aussi, dans notre confiance, notre amour de soi ou pour les autres, etc...
Félix a expliqué qu'un souvenir heureux, même si l'acte est révolu, a quelque chose qui perdure.
hu, un ipod pour consulter wikipedia ?
Il y a le Changement poistif ou négatif la bonne chose c'est qu'il change constament.
J'aime les boules coco. C'est bon et c'est définitif, je reviendrai pas dessus.
Vous citez la mort d'un proche du côté "négatif" mais les chrétiens (j'en suis) ne lui donnent pas seulement cet aspect: pour un chrétien, la mort d'un proche, aussi douloureuse soit-elle, signifie également son entrée dans la vie éternelle. Bon, je suis pas théologienne, mais vous voyez un peu l'idée, plus de souffrances, l'amour de Dieu, etc.
Donc à l'échelle d'une personne, si par exemple j'ai un proche qui meurt, bien sûr je vais souffrir de sa disparition, mais je crois qu'il entre dans la vie éternelle, ce qui est quelque chose de positif et de forcément durable =)
Bref tout ça pour dire que de mon point de vue les choses positives ou négatives sont déjà à la base quelque chose de subjectif, donc il va être difficile de vous convaincre de ce que vous ne percevez pas déjà comme positif :o)
Gagner au loto ? :D
Raaaah, la vache!!
Ton trait sert superbement bien ton propos, comme d'hab'.
Je vai me pendre avec mon pilot V5 et je reviens.
Keep Drawin'!!
Se faire du bien à soi-même, tout bêtement, tout simplement, quoi qu'il en soi dans l'absolu, pourquoi ce serait mal ?
Ce n'est pas égoïste, c'est nécessaire, se faire plaisir. Point, c'est ça le bien.
Peut être qu'une chose est appréciable justement parcequ'elle est éphémère. Les choses qui ont de la valeur n'ont pas de prix.
J'aime beaucoup ce dialogue, et je partage toutes ces questions, je trouve que tu réussis par ton dessin à rendre intéressant ce qui n'est au fond qu'un débat moral. Donc immobile et pas forcément évident à rendre en BD. Là ou beaucoup se seraient cassé la gueule, tu y parviens brillament.
Félicitations à toi.
Et dire qu'on me prend pour un fou quand je déclare que l'altruisme n'existe pas.
La seule façon de faire quelque chose de désinterressé, c'est de pas le faire exprès! Ravi de voir que d'autres on déjà fais ce constat!
Je pousserais pas le truc jusqu'à dire qu'il n'y a QUE le mal, mais c'est un point de vue. Etre égoïste, c'est pas être mal, c'est juste être pragmatique. Je dirais même que c'est naturel! Apres tout, les animaux grégaires le sont (grégaire) pour leur propre survie (certains diront, pour la survie de l'espèce), pas par gentillesse!
j'ajouterai que j'aime bien le dessin! Les expression sont cools, les dialogues très sympa et la réflexion interessante!
Je ne pense pas non plus qu'il n'y ait "que le mal". Il s'agit de personnages, dont je construis les personnalités petit à petit. Je ne suis pas forcément toujours d'accord avec eux. Je ne suis ni un serial dragueur, ni ne perds lecontrôle de mes sphincters face à la gente féminine. Le problème du blog, c'est que les gens font très facilement l'amalgame avec l'auto-biographie. C'est en partie ma faute, puisque j'ai commencé le blog, à ses débuts, en gros comme tout le monde, c'est-à-dire avec de l'auto-biographie. Maintenant, je m'en mords les doigts, dès que jefais dire ou faire quelque chose à mes personnages, on me demande si je le fais dans la vie réelle. Alors bien sûr, je me sers de mes expériences, de ma vie, et de ce que je vois autour de moi pour raconter mes histoires, comme le font 100% des narrateurs. Il me semble impossible de faire autrement, on ne peut créer qu'à partir de ce que l'on connait. Cela reste ici malgré tout, de la fiction.